🏭 Pics de pollution : l’Anses plaide pour une rĂ©vision des seuils d’information et d’alerte
Actualités réglementaires

🏭 Pics de pollution : l’Anses plaide pour une rĂ©vision des seuils d’information et d’alerte

Certaines périodes de l’années sont propices aux pics ou épisodes de pollution. La formation de ces derniers est liée à :

  • la prĂ©sence d’émissions polluantes comme par exemple les rejets de particules et d’oxydes d’azote liĂ©s au chauffage et aux transports en hiver ;
  • la formation de polluants secondaires telles que des particules fines au printemps ;
  • des conditions mĂ©tĂ©orologiques favorisant l’accumulation des polluants et limitant leur dispersion.

On parle ainsi de pics de pollutions de l’air dès lors qu’est dépassé ou risque d’être dépassé, le seuil d’information et de recommandation ou le seuil d’alerte définis par la réglementation nationale pour les quatre polluants atmosphériques que sont :

  • les particules de taille infĂ©rieure Ă  10 micromètres (PM10) ;
  • l’ozone (O3) ;
  • le dioxyde d’azote (NO2) ;
  • le dioxyde de soufre (SO2).

 

Ces Ă©pisodes ont des rĂ©percussions sur la santĂ© humaine, avec notamment une augmentation du nombre d’hospitalisations pour des causes cardiorespiratoires Ă  court terme, voire des dĂ©cès. Face Ă  ce constat, l’Anses (Agence nationale de sĂ©curitĂ© sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) recommande de revoir Ă  la baisse les deux seuils d’information et d’alerte pour dĂ©clencher les mesures de protection des populations plus prĂ©cocement.

En fonction des seuils atteints, des mesures sont mises en place au niveau local Ă  l’instar de l’information des personnes vulnĂ©rables, de la rĂ©duction de la vitesse automobile ou encore de la mise en place de la circulation diffĂ©renciĂ©e.

Ainsi, après plusieurs analyses, le constat fait par l’Anses est tel que les risques pour la santé humaine interviennent à des niveaux de concentration qui sont inférieurs aux seuils actuellement en vigueur. En d’autres termes, il s’agirait de revoir à la baisse ces seuils de sorte que soit assurée une meilleure protection des citoyens.

Enfin, il existe un autre indice d’information : l’indice français ATMO. Celui-ci informe quotidiennement la population de l’état de la qualité de l’air. Il se base sur le référentiel du European Air Quality Index, d’ailleurs modifié récemment par l’Agence Européenne pour l’Environnement.

L’Anses considère que ces deux indices mĂ©riteraient Ă©galement d’ĂŞtre rĂ©visĂ©s au regard des nouvelles valeurs publiĂ©es par l’OMS ; l’objectif Ă©tant que ces indicateurs soit actualisĂ©s en fonction des nouvelles connaissances et donnĂ©es Ă©pidĂ©miologiques.

Source :

CommuniquĂ© de l’Anses du 6 octobre 2021, « Pics de pollution : revoir les seuils d’information et d’alerte pour mieux protĂ©ger les populations »

 

Pauline LETOURNEUR – Juriste HSE – pauline.letourneur@echoline.fr