Fin juillet, Nicolas Hulot, Agnès Buzyn, Stéphane Travers et Frédérique Vidal, respectivement ministre de la Transition Ecologique et Solidaire, Ministre des Solidarités et de la Santé, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation et ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, ont réuni le COS (comité d’orientation stratégique et de suivi) du plan Ecophyto au ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation.

Des résultats plutôt décevants

Lors de l’examination des résultats du plan Ecophyto, les ministres ont constaté que certains n’étaient pas au rendez-vous.

En effet, depuis son lancement en 2009, l’utilisation des produits phytopharmaceutiques aurait augmenté selon l’indicateur NODU. Ce dernier, qui mesure l’utilisation de ce type de produits, indique une hausse de 12% en valeur entre 2014 et 2016 malgré une légère baisse en 2015.

Cependant, les ministres insistent sur le fait que le plan Ecophyto a également impliqué des avancées concrètes dans plusieurs domaines, notamment le déploiement des CEPP (Certificats d’Economie de Produits Phytopharmaceutiques, le développement du réseau de fermes DEPHY, les actions visant les espaces verts et jardins etc.

 

Une nouvelle impulsion au plan Ecophyto

Fort de ce constat, des actions complémentaires ont été prévues pour donner au plan Ecophyto une nouvelle impulsion. Présentés respectivement les 25 avril et 22 juin derniers, un nouveau plan d’action concernant les produits phytopharmaceutiques et une agriculture moins dépendante aux pesticides ainsi qu’un plan d’action de sortie en 3 ans du glyphosate, vont dans ce sens.

Ce COS fut donc l’occasion d’examiner la version 2+ du plan Ecophyto, renforçant le plan Ecophyto 2 en intégrant les deux nouveaux plans d’actions ci-dessus. Le plan Ecophyto 2+ sera soumis à la consultation publique en automne 2018 et publié avant la fin de l’année.

Les actions de recherche appliquée et de transfert de l’innovation et le déploiement des collectifs d’agriculteurs seront renforcés. Celles-ci seront coordonnées par les 4 ministères grâce aux 71 millions d’€ de crédits publics mobilisés chaque année pour Ecophyto.

Pour accompagner les priorités d’Ecophyto 2+, les outils du Grand Plan d’Investissement seront également mobilisés et viendront soutenir le développement et la mise sur le marché de solutions technologiques en biocontrôle ou agroéquipement. 30 M€ utilisés dans le cadre d’un programme prioritaire de recherche seront également destinés à accroître la mobilisation de la communauté scientifique.

 

Quelle mise en oeuvre pour le plan d’actions sur les produits phytopharmaceutiques ?

D’après le COS, les expertises seront conduites par l’Inserm et l’Anses ainsi que les inspections générales pour évaluer les dispositions réglementaires concernant les lieux accueillant des personnes vulnérables et la définition des points d’eau. Les groupes de travail présentés le 25 avril dernier ont tous commencé leurs travaux.

Concernant la sortie du glyphosate, le centre de ressources sur les alternatives sera accessible d’ici la fin de la l’année à chaque agriculteur. Ces alternatives font partie des priorités du plan Ecophyto 2+.

Les objectifs présentés par les filières sont les suivants : 45% de réduction du glyphosate en grandes cultures et oléoprotéagineux et 50% en viticulture d’ici 3 ans. Ces engagements constituent un socle que les ministres souhaitent néanmoins augmenter. Les filières sont amenées à poursuivre ce travail collectif pour renforcer et préciser les objectifs en fonction du calendrier fixé par le Gouvernement.

La substitution du glyphosate sera encouragée dans le cadre du renouvellement des autorisations de mise sur le marché de produits contenant du glyphosate par l’Anses, délivrées dans un premier temps pour une durée n’excédant pas 3 ans.

Pour ce qui est de néonicotinoides, les ministres ont annoncé que seules quelques rares dérogations aux interdictionx ne seront envisageables. Elles ne pourront concerner notamment que les produits à base d’acétamipride pour de faibles volumes et feront l’objet d’une étude approfondie quant à leur impact.

 


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